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Venucia

VenuciaMoi, les autres, nous... un peu tout quoi. Faites tourner ce site, si vous l’avez apprécié, merci. Pensez à me laisser un petit commentaires sur votre opinion, ça fait toujours plaisir ;)... D'autre part, veuillez m'excuser par avance, des éventuelles fautes d'orthographes que j'aurais involontairement publiées.

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Perdu d'avance...

Par Venucia :: 07/06/2008 à 21:51 :: Général

Tu fais n'importes quoi.

C'est ton coeur que tu as laissé là.

 

Lorsqu'elle tend la main pour reternir son enfant, il est déjà trop tard. Et une calme lueur bande ses yeux. Elle serait prête à se jeter contre les flamme de tous ces guerriers si seulement elle en avait la force. Elle aurait abatu cet homme qui la pourchasse et soulevée son crâne sur la pique des tués rien que pour le déclarer impuissant à tout jamais.

 

Tu t'embrouilles. Ton esprit se tord dans tous les sens et tu ne parviens plus à relever la tête.

 

Déjà les galots des autres se font entendre. Tu sais qu'il passeront sur ta chair. Tu doit le protéger. Il va se présenter et il devra vivre.

 

Les premiers cavaliers s'approchent de toi, tu blèmis. Les premières armes se chevauche, tu as peur. Les premiers combats s'exécutent et tu te mets à crier. La douleur est trop forte. Les contractions se font plus denses et ressembles à des coups.

 

Tu va pour cerner les visages qui t'entourent mais tu ne reçois que le message du sang et de la haine. Un coup de poignard dans ton ventre et tu t'affales sur le sol brulant.

 

Un autre jeu a démarer et tu devras le poursuivre jusqu'à sa fin. Même s'il doit te mener à ta perte. Il n'existe pas mais tu l'aimes déjà.

 

Ton corps se vide de sa vie. Tu devras pourtant la retenir. Un hurlement t'arrache le coeur. Tu voudrais détourner les yeux, mais ils refusent de se décrocher de l'horreur de cet homme qui, pirt par derrière, vit sa jambe se démonter, puis son ventre coupé en deux.

 

Tes yeux voudraient regarder ailleurs, mais quelque chose les force à resté là, dubitatifs devant ce spectacle, mort devant cet horeur, c'est nul et tu ne comprends plus rien, c'est nul et tu voudrais t'enfuire.

 

Jamais tu ne retrouveras ce texte que tu aimais tant.  Jamais.

Explosion...

Par Venucia :: 17/01/2008 à 6:07 :: Général


 
Ce qui est marant, c'est que tout est laissé aux ordres du hasarre. Rien n'est calculé par avance. Rien, même pas le temps qui passera.

 
Elle surgit de nul part, le cheval entre ses cuisses, poignard à la main et rage au coeur. Un brin de folie dans le regard, elle tuait ses ennemis sans même les effleurer. Elle était devenut flamme de l'enfer, le double de son maître.

 
Elle leva la main soudainement, et de son geste brusque décontenança le plus robuste des héros qui se tenait droit devant elle. En un instant elle l'avait transformé en l'enfant qu'il avait perdu durant toutes ces années. En un instant elle s'était faite mère de cet homme qu'elle ne connaissait pas.

 
Rencontre étrange avec son fils sur un champs de ruines, mort, atrocités. Un champs de bataille.

 
Il était tant de se disperser. Il était temps de tuer ses autres qui font peur. Il était temps de dire je t'aime.

 
Un cris perçant assoma le ciel qui perdit tous ses charmes et ses lueurs. Tout se fige. L'espoir qui emplissait les coeurs tombait et le sang commençait à couler tout doucement, le long de la lance de la Diabesse, le long de ses doits puis de son bras, jusqu'à fair rougir sa robe blanche et couler le long de ses jambes, de ses chevilles et de ses pieds nus. Ce sang, elle le humait, elle l'adorait, elle le buvait et s'en rendait plus forte.

 
Un sourire, un clin d'oeil, une goute de pluie ou de sang je ne sais plus sur les visages des soldats et le cris de cet homme perturbant le silence.

 
Le brouillard enveloppait les personnages de ce tableau dans le même temps que les combats reprennaient de toutes parts dans les villes et les campagnes. Et la haine se dessinait de nouveaux sur les visages, son empleur de jadis encore amplifiée.

 
Et elle reparti sans dire un mot au sommet de la coline où elle pourrait paisiblement se rassasier de l'horreur du combat et des cadavres éparpillés partout sur les terres ennemis pour enfin assouvir cette soif de vengeance la torturait depuis des siècles.

 
Et elle sourriait tellement. La joie emplissait son corps tout entier, son esprit et sa conscience. Elle avait fait ce qu'elle avait à faire, accomplit son devoir de Diablesse et allait enfin retrouver sa couronne d'or et de soie. Elle était souveraine du royaume des morts, des Enfers de toutes les infamies et bientôt, elle raignerait sur l'Empire des Cieux.

 
Puis son regard balaya une dernière fois le spectacle de la monstruosité, elle se retourna, satisfaite, et ce même regard en croisa un autre. Il lui tendait la main.

 
Sans même s'en rendre compte Ils se rapprochaient, leur bouche se frôlaient, et la force de l'amour naissait dans la vapeur de leur souffle.

 
La suite, personne ne s'en souvient. Il semblerait que la Diablesse, dans un élan de bonté, leva le bras, stoppant ainsi le combat. Mais il était trop tard et des villes explosaient déjà au loin, provoquant une réaction en chaîne et recouvrant peu à peu le monde qui se mit à flamboyer de milles feux et qui mourrait dans le même temps.

 

 

Tu laisses là un je ne sais quoi qui balance

Par Venucia :: 08/01/2008 à 19:01 :: Général

Tu laisses là un je ne sais quoi qui balance


Tu laisses encore une fleur sur le coté un navire à chaviré plein d'autres se sont illuminés


La lune rêve


Tu laisses un rêve tout au fond de ton coeur qui frappe à ta porte pour naître d'un nouveau battement


Du temps rien n'a jamais été plus fort que la mémoire


Souvenirs qui hantent qui bercent qui fuient qui aident


Tu laisses là un je ne sais quoi qui dance


Tu laisses toute la lumière qui subsiste


Tu laisses un point final percé


Tu laisses toute ta force de l'autre coté


Comme si elle n'existait pas


Comme si tu ne la voulais pas


Comme si tu l'oubliais alors qu'elle te regarde te souri et t'appelle


Attrape là...

Le soleil se lève...

Par Venucia :: 20/12/2007 à 19:15 :: Général

 


Le soleil se lève enfin et tu peux contempler sur ses joues la lueur du jour. Elles ont toujours reflétées la vie. Même aujourd'hui.


Tu regardes par la fenêtre. Il semblerait que le temps vous ait rejoind.


Le soleil se lève enfin et tu peux parcourir de tes yeux ses mains jusqu'à la douceur de sa chair. Sans la toucher, tu la sens fragile, tu la sens tienne, tu la sens vivante, et puis tu ne la sens plus comme avant.


Tu regardes par la fenêtre et sursautes devant l'oiseau. Noir.


Le soleil se lève enfin et tu fixes son regard qui ne te sourris plus. Ses lèvres te contemplent. Alors tu les embrasses.


Il fait si beau, cela est si bon de sentir le soleil frôlant sa peau. Tu sais qu'elle aime ça.


Une ombre se fait sentir.


Tu regardes par la fenêtre tu ne vois plus le soleil. Il est caché par le noir.


Le soleil se lève toujours mais tu ne le sens plus. Il est parti derrière une silouette qui te fait peur. Tu embrasses à nouveaux ses lèvres qui t'appellent et tu plonges dans ses bras.


Le soleil t'ébouissait et maintenant la pluie dans tes yeux innonde son corps. Et elle le sens.


L'horreur de donner du malheur à cet être que tu chéris te désarmes, d'autant que tu ne parviens pas à détacher de ce corps tes yeux que tu maudis.


Tu te relèves, tu sais que tu ne t'en remettras pas, et tu t'enfuis hors de cette pièce qui t'oppresse et qui t'oblige chaque jour toujours plus à te fondre dans la peau de l'homme que tu n'es pas.


Le soleil si intense n'existe même plus dans tes yeux noyés du flot de tes pensées. Et maintenant tu rêves à travers le ciel des histoires que tu t'inventais. Elle, si douce et allongée, seule maintenant dans cette chambre démunie de soleil de sourrirs et de sa vie.


Par ta faute. Tout par ta faute. Il ne lui fallait pas cela. Ta faute.


Tu ne regardes plus par la fenêtre car tu l'a franchi. Tu es passé outre le songe qui te poursuivait et tu as escaladé l'escalier qui aurait pu te mener jusqu'à lui mais entre les marches de l'infini tu es tombé si bas. Et de si haut en la voyant si loin...


C'est maintenant qu'il faut te relever, c'est maintenant qu'il faut courir plus loin que toi c'est maintenant que, avant de mourir, tu dois demander pardon à l'oiseau qui t'a tué rien qu'en te visant de ses yeux. Noir.


De tout en bas, le noir a eu raison de toi. Tu te défends mais tu le rejoinds. Malgré toi.

Noir...

Et aujourd'hui je m'ouvre à nouveau...

Par Venucia :: 25/11/2007 à 15:03 :: Général


Voilà un certain temps que je n'ais pas écris

Et aujourd'hui je réouvre ce fichier.


Voilà

J'ai envis d'écrire

J'ai besoin d'écrire

Ca y est, ça me reprend

Et je ne sais pas pourquoi.


Je pourrais parler de tout et de rien

Je ne sais pas quel est le sujet que j'ai envis d'aborder

Je ne sais pas quel sujet j'ai besoin d'aborder.


Peut-être celui de lui


Je suis avec lui

Je trouve tout ce que je pense tellement dérisoir que j'ai honte d'en parler


J'ai peur

Je ne veux pas coucher avec lui

Je pensais que l'histoire de Cannes n'était rien

Qu'elle ne m'avait pas choquée


Et puis je me rends compte qu'elle laisse des traces méprisables

Des traces qui collent


Je ne parviens pas à m'en dépêtrer


Sortes de traces gluantes qui ne s'estompent pas


Une boule se forme dans ma gorge


C'est comme s'il m'avait violée totalement


Je ne peux pas aborder ce sujet

Je suis si triste

J'ai envis de pleurer mais je n'y parviens pas


Je suis une femme et je mesure toute la tristesse que je porte en mon âme

Il y a une plume qui s'envole au dessus de moi

Elle me sourit mais elle s'en va car il n'y a plus rien pour elle ici

Elle monte vers les Cieux


Je crois qu'ils l'ont appelés


Je crois qu'elle y restera



Je regarde par le fenêtre

Déjà la neige à formée une fine couche sur les toits des maisons

Déjà


Il fait si froid

Tu enfiles ta veste, une manche puis l'autre

Il y a le feu qui te réchauffe

Il n'y a plus rien


Tes yeux se ferment

Ton livres te reviens en mémoire

Et ses images si douces te caressent


Tu aimes te promener dans tes rêves

Tu voudrais partir loin loin loin

Si loin que tu serais seule

Si loin qu'aucun homme ne serait déjà parvenu à fouler ces terres

Aussi loin que tu peux en ton âme


Pour tout recommencer


Tes souvenirs s'estompent et tu ne sents plus rien

Paralysée du coeur

Tu n'aimes plus

Tu ne ressens plus rien

Paralysée de l'amour


Tu penses que rien de cela ne dura

Que tout passe et que tout change

Tu penses que tout est possible et que tout changera bientôt


Tu te dis que tu n'es pas la seule dans ce cas

Ca va passer il ne faut pas pleurer

Ca va aller il ne faut pas pleurer

Ca ira bientôt mieux dans ta peau et dans ta tête


Ne pleure pas, tout est bientôt terminer


Il ne faut pas pleurer...






Non, je n'arrive pas à écrire...






Ecris une phrase aller,

Ecris et tout sera bientôt terminé


Je suis dans le noir

Je regarde la pluie et le beau temps en même temps


Et oui parce que je vois les deux moi

J'ai de la chance n'est-ce pas

Le bien le mal et tout le reste

J'ai vécu la guerre

Chez moi à la maison


Ce que j'ai pu pleurer!


Et à coté je m'amusais

Il fallait bien se détendre un peu

J'ai vécu le frond

Etre envoyé en première ligne

Leur coeur en sang

L'esprit troué par la balle de l'horreur


Je me souviens des armes que tu tenais dans tes mains

Des armes et des mains spycologiques

Je suis morte tellement de fois que je ne compte plus toutes mes résurections


Mais elles me hantent encore


La preuve est que je ne parviens pas à me reconstruire

Ma rennaissance je l'attends, mais elle ne viendra que lorsque je t'aurais sorti de ma tête

Toi, malheur

Toi Claire


Et oui je te déteste et je te haïs

J'essais de t'aimer mais je n'y parviens pas


C'est du malheur à longue durée que tu proccures

Tu es ma mort ambulante

Et je meure en ce moment à petit feu


Pourtant j'en parle

Et je fais tout pour t'éloigner

Je l'avais déjà écris d'ailleurs...







Ca y est j'ai réussi

Oui, je peux à nouveau écrire...




Je suis aux portes courbes de l'archange...

Par Venucia :: 25/09/2007 à 22:22 :: Général


Je suis aux portes

Courbes de ma vie

Et je regarde défiler le monde

Ce monde qui sourrit.


Je suis là la base des jours et du temps

Tentations infimes qui tendent à mettre fins au flux inexorable qui t'entour.

Je suis la monotonie de tes choix.


Rouge

Rouge comme le sang qui coule de tes yeux

Et le verre

Brisant la glace des bleuets des fleures qui fânent.


La petite fille qui me regarde sent approcher l'attente du combat

La guerre précédant la fin

Cette fin, qui lui fait si peur.


Je suis cette porte close de tes choix

Je suis l'entraille de l'absinthe des corps et des abîmes

Je ne suis qu'un morceau de papier qui n'existe même plus


Car depuis la fin de ta vie

La petite fille qui ne nous reconnaît plus

Me tue et s'est faite mourir.


Je suis l'aube de tes choix la puissance de tes yeux

Je suis l'herbe qui court sur ta joue la rennaissance de ton coeur

Je suis cette autre vie qui t'attendait déjà

Alors que tu ne vivais déjà plus.


Et je regarde patiemment défiler le temps qu'il nous reste

Espérant que tu comprennes le vrai sens de tes mots

Te souviens-tu ? « j'aime la vie, et je suis heureux »


C'est maintenant, que tout commence...

Il y a un plan d’eau près de la maison...

Par Venucia :: 02/09/2007 à 20:01 :: Général

Il y a un plan d’eau près de la maison

Et les poissons se baignent

C’est leur élément

Ce n’est pas le tien

Jamais tu ne dois t’amuser à les imiter tu entends ?

Jamais

 

Regarde comme le Ciel est beau

Ce bleu

Tu le vois ?

Ne le rejoints jamais

Mais souri lui

Sinon tu seras triste toute ta vie et tu ne dois pas être triste tu entends ?

Jamais

 

Le soleil te pique les yeux quand tu le fixes

Et c’est lui qui t’a couvert de cadeaux

Tu es bénis des Cieux et de toux ceux qui t’entourent et t’encouragent

Tu ne dois jamais les décevoir tu entends ?

Jamais

 

Pour tout ceux qui comptent sur toi tu dois toujours rester le même et rester à tout jamais le plus fort

Ne jamais faillir tu entends ?

Jamais

 

Car tu es le seul

Car tu es l’unique en ce monde

Car tu es le roi des songes des flots et de la flore

Car tu es celui qui détient tout entier les secrets de l’univers

Car tu es celui qui a été choisi

Non biensur tu n’as rien demander mais il en est ainsi et tu dois nous obéir

Nous voyons en toi notre sauveur

Alors donne l’exemple

Et ne te retourne jamais tu entends ?

Jamais

 

J’avais pris sa main et fermé les yeux pour lui dire tout cela

Il m’avait écouter avec attention

Calme

Trop calme peut être

Car lorsque je le regardais à nouveau

Il ne respirait plus

 

Non il n’avait rien demandé

Non il n’avait pas protesté

Non il ne m’avait pas non plus désobéi

Simplement la pression trop forte du monde sur ses épaules encore trop faibles

Je crois que tout cela l’a étouffé

 

J’ai serré sa main une dernière foi

Inerte

Je lui avais pourtant bien défendu de partir si loin

 

A présent il a clos ses yeux

A jamais

Dans notre monde

Pour les rouvrir un peu plus loin

Pour toujours

Dans ce que je ne nomme pas


Pas encore…

 

Il était une fois une petite fille...

Par Venucia :: 26/08/2007 à 21:17 :: Général

Il était une fois une petite fille qui croyait en l'amour de son prochain, en la jouissance du bonheur, et qui pensait que tout pouvait arriver.

Avoir confience en l'autre était finalement rendu impossible. Seul l'Espoir demeurait intacte.

Cette même petite fille grandi, et chercha un homme pour partager sa vie. Elle voulait être choyer, elle voulait être princesse, mais elle voulait tout donner. Elle voulait s'offrir. Donner son corps jusqu'à son à celui qui saurait la combler.

La petite fille ne trouvait qu'affamés du plaisir dans la luxure, et elle, trop fragile, se laissait faire... parce qu'elle se sentait seule, trop seule, et parce que toujours, triomphait se besoin d'être aimé. Même si ce n'était pas cet amour qu'elle cherchait. Même si ce n'était qu'un instant de bonheur dans sa pauvre et misérable vie. L'espace d'une seconde elle était dans les bras d'un être qui aurait pu être le sien.

Pourtant, elle était si belle.

Et la seconde qui suivait, elle pleurait.

Il était une fois une petite fille qui savait mettre ses rêves entre parenthèse, et qui survivait, nourri du simple Espoir.

La petite fille allait mourir. Mais elle savait que quelque part, il était là. Il l'attendait. Espoir.

Des yeux avides de lumière tu avais.

Par Venucia :: 22/08/2007 à 17:55 :: Général
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GLUCK



Tu ouvres les yeux. Tu bouges pour la première fois depuis l’événement. Je souris car tu me regardes avec les mêmes yeux que ce nouveau né.

 

Des yeux avides de lumière.

Des yeux avides de bonheur.

Des yeux avides de vivre.

 

Tu prends bientôt place sur la chaise à coté de ton lit. Tu ne dis pas un mot. Je me demande ce que tu fais. Tu es ailleurs. Mais tu me regardes. Je dirais même que tu me contemples, avec des yeux si frais que tu en sembles transformé.

 

Bouleversant.

 

Tu me dis que tu es heureux, tu me dis que tu veux te lever, tu me dis que tu veux courir, tu me parles tout d'un coup de littérature puis de ta voiture qui, selon toi, dort encore dans le garage chez mamie. Ta petite voiture.

 

Des yeux avides de lumière tu avais.

Des yeux avides de bonheur du avais.

Des yeux avides de vivres, tu avais.

 

Tu baisses les yeux. Et puis tu les fermes.

La porte claque. Comme dans un rêve où tu ne voudrais pas te réveiller. Tu baisses le son de ta voix. C’est toi, qui ne veux plus parler.

 

Des yeux avides de lumière tu avais.

Des yeux avides de bonheur tu avais.

Des yeux avides de vivre, tu avais.

 

Tu me prends lentement la main. Elle est fraîche. Elle me glace. Je sursaute et la retire instinctivement de ton emprise.

Des yeux avides de lumière tu avais des yeux avides de bonheur tu avais des yeux avides de vivres tu avais des yeux si beaux si jeunes si flamboyant de clarté que tout ce rouge qui emplit la pièce me paraît trop mensonger.

Il y a quelque chose de fabriqué, quelque chose d’inexacte, quelque chose d’infidèle à ce que je connais, ce que je possède en mon âme et en tous mes sens.

Il t’a dupé.

 

Des yeux avides de lumière tu avais.

Des yeux avides de bonheur tu avais.

Des yeux avides de vivre, tu avais.

 

Depuis le jour où…  je ne puis le nommer… je ne puis plus parler… je ne puis plus te dire combien je t’aime et combien tu me manques. Je ne puis plus te dire combien tu étais ma vie et combien mon espoir était en toi. Je ne puis plus te dire combien le vent soufflait si peu fort lorsque tu me prenais dans tes bras ni combien j’aimais toutes les bêtises que tu me racontais… cette naïveté que j’aimais tellement, et que j’allais jusqu’à adorer.

Tu ne sauras jamais plus que le rosier pique, que le rocher est pointu, que ta voiture a maintenant son garage, que le soleil fait fondre le chocolat, que la lavande en fleur sent si bon, que la rose emplit et embaume ton tombeau.

 

Des yeux avides de lumière.

Des yeux avides de bonheur.

Des yeux avides de vivre...

Chut, et regarde bien...

Par Venucia :: 22/08/2007 à 17:16 :: Général



Chut…

C’est ici que je suis née

Sous ses deux rosiers

Regarde

Il y a une fleur qui coule sur tout le reste du chemin

Il y a un arbre un oiseau une perle

Chut…

C’est ici que le couteau s’est planté

Entre le sable et ce rocher

Regarde

Il y a une démesure dans les sens

Il y a de la tristesse dans son chant

Chut…

C’est ici que je l’entendais soupirer

Dans la grotte, sous l’amandier

Regarde

Il y a du sang

Il y a la mort

Chut…

C’est ici qu’il repose en paix

Entre l’univers et la sittelle torchepot, oiseau énergique

Regarde

Pourquoi ton regard se dérobe-t-il ?

Aurais-tu peur de la mort ?

Aurais-tu peur de l’autre vie ?

Celle où plus rien n’existe

Celle où tu n’es plus toi même

Celle que maintenant je vais te créer

Celle que tu sens se dessiner

Ton destin est le sien

Regarde

Arrête de crier

Cela devient insupportable

Que j’aime le calme qui s’installe peu à peu

Quand mon travail

Mon devoir

Se termine

Chut…

C’est ici qu’elle gît

C’est ici qu’elle gémit

C’est ici que je la laisserais encore

Et encore 

Et encore !

Car elle le suit toujours

Et que toujours elle le retrouve

Regarde

Regarde bien

Aujourd’hui ils sont liés

Et pour toujours

Jusqu’à la fin des temps

Jusqu’à ce que je les retrouve

Oui liés dans le sang

Oui liés dans la mort

Regarde…



La chance de te voir tomber dans le feu de l’homme...

Par Venucia :: 20/08/2007 à 21:09 :: Général
 

La chance de te voir tomber dans le feu de l’homme.

J’ai eu peur.

L’aube rejoignait la brume de l’hivers, et ton cœur s’efforçait de communiquer avec le sien. Jamais il n’eu autant de peine à parler. Jamais il n’avait été aussi mourant.

Dans la forêt, juste à coté de la pomme qui t’empoisonna, siffle une hirondelle. Elle est heureuse, et cela se voit.

 

J’ignore pourquoi c’est à toi que j’explique le plus de chose. Il y a des moments où je me sens perdu. Peut-être parce que je le suis vraiment. J’aimerais que pour une fois, tu me répondes.

 

Dieu, je t’aime, je crois en toi, mais j’aimerai une réponse franche.

 

M’aime-t-il ?

 

Je sens qu’il s’en va te rejoindre, je sens qu’il me quitte, je sens qu’il n’est déjà plus là. Il me regarde et s’efforce de contempler le bleu qui noirci dans mes yeux. Je crois qu’il a comprit. Je crois qu’il sait tout. Ses sourcils se froncent.

 

J’ai peur.

 

C’est ce moment précis que j’ai toujours redouté car j’ai toujours sur qu’il ne comprendrait pas. Je savais qu’il ne comprendrait pas pourquoi je suis un ange. Et pas lui.

 

Il me souri, c’est étonnant. Dieu, tu me parles ? Dis moi quelque chose, fait moi une signe. On se côtoie souvent, je suis sur Terre mais il n’y a personne.

 

Je ne veux pas qu’il meurt.

 

C’est mon protégé et je l’aime. Et puis une pomme ? N’est-ce pas cruel que de mourir à cause d’une pomme ? De la même manière que les Hommes perdirent le bonheur en mangeant une pomme, je suis donc condamné à mourir de chagrin à cause de ce même fruit ?

 

Non non non ! Je ne veux pas ! Ce n’est pas possible.

 

Dieu, regarde moi, les larmes que versent mes yeux font fondre ma peau. Elles s’attaquent au reste de mon corps, mes veines et mes os.

N’hurle pas !!! Ne montre pas que tu as mal. Ne lui montre pas que tu souffres, il ne partirait pas en paix.

 

J'hurle d'horreur et de trahison.

 

Dieu, mon Dieu, s’il te plait vient à moi, ne laisse pas deux créatures innocentes qui s’aiment, être emporté par la mort, ne la laisse pas nous emporter, sauve nous. Je t’en supplie.

 

- Je ne peux pas. Je ne peux plus, me répondit-il, pleurant lui aussi, dans mes bras qui fondent  et coulent le long de sa peau, déjà morte.

J’attends...

Par Venucia :: 31/07/2007 à 18:42 :: Général

Je n’arrive pas à me comprendre

Je n’arrive plus à me comprendre

Je n’arrive pas à comprendre les autres

Je n’arrive plus à comprendre ce que je ressens

Par rapport à eux

Par rapport à moi

Je ne sais pas ce que je veux

Juste une envie d’envole

Partir loin d’ici loin de tout

 

Je sais pourtant ce qui solutionnerait mon mal

 

J’attends que la musique m’emplisse pour enfin comprendre et écrire

J’attends de pouvoir parler

J’attends de savoir m’exprimer

J’attends que les choses soient moins confuses dans ma tête

Par rapport à eux

Par rapport à moi

 

Je suis imbue de pouvoir

 

Ce n’est pas vrai

Ce n’est pas ce que je ressens

Juste une envie de me comprendre

Savoir ce qui me fait pleurer

 

Je veux juste le bien

 

Faire la part des choses. Je me le répète sans cesse. Il faut que j’oublie. Il faut que je l’oublie. J’ignore d’ailleurs pourquoi cela. Il ne m’a jamais intéressé. Serais-je juste déçus d’avoir échouée ?

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