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Je n'ai plus de doute.

Par Venucia :: 19/02/2007 à 20:20 :: Général

Il ne servira à rien que je m’énerve. Il ne servira à rien que je m’énerve. Il ne servira à rien que je m’énerve. Alors, je ne m’énerve pas.

Mais comment faire lorsque ça hurle à l’intérieur de moi ? Ca pense en moi.

J’ai besoin d’être bien. j’ai besoin d’amour et que l’on me console. L’amour n’existe plus car je n’y crois plus. Pour moi il est mort. Il n’y en avait déjà pas beaucoup.

Tu hurles que la violence ne t’atteint pas et pourtant, c’est à moi que tu cries toutes ces horreurs, tels des projectiles de poisons qui me transpercent et qui me saignent.

 

Je dois rester encore. Je ne peux partir. Je dois rester encore. Toujours. Sans râler. Ne plus rien dire. Et pleurer. Peut-être. Lorsque la douleur devient trop grande.

Et puis tu me regardes. Mais je ne te crois plus. Je veux que tu parte. Je veux que tu souffre, je veux que tu saigne toi aussi et que tu meurs.

 

J’entends au loin un cris, puis deux, puis trois et puis pleins d’autres. Ils sont pour moi. Je pensais relever la tête mais toutes les masses d’horreurs que l’on me lance m’obligent à baisser les yeux et a prier de ne jamais avoir à les ouvrire de nouveaux.

J’ai peur, c’est une pluie de glace tranchante qui me transperce et me noie. Un brouillard et une lutte dans laquelle je prends partie, je ne sais pas pour qui, et j’ignore pourquoi.

 

L’amour n’existe plus. On me disait hier qu’il me transportait et que jamais je n’aurais à douter de lui. Et pourtant aujourd’hui je ne sais plus qui je suis, ce que je fais et pourquoi cet amour qui semblait si présent et nous souder se montre si dure et éloigné.

Dieu est mort, et c’est nous qui l’avons tué avec nos frayeurs, nos épouvantes et tout le pire dont nous sommes capable.

J’ouvre les yeux. Devant moi s’étant à perte de vue une pleine de canons de sabres de souffrances et de cadavres qui me sourient et qui m’énoncent combien eux aussi souffrent de tout cela.

 

C’est trop. C’est trop cette fois je n’en peux plus. Cette fois je ne veux plus les entendre. Je ne veux plus leur parler et j’exige à ce que l’on me laisse tranquille. Juste une fois. Il n’y a qu’une seule solution.

Alors je cours. Je cours aussi vite que je peux. Oui, je m’enfuis, le plus loin possible ailleurs j’ignore où. J’ignore tellement de chose.

Je sais que je ne sais pas. Voilà au moins une certitude.

Partir, partir loin ,les yeux fermés juste pour ne plus voir l’espace d’un instant ce qui m’enchaîne ce qui me noie et ce qui me tue. Courir si loin et si brusquement si vite et si rapidement je ne peux plus je m’essouffle mais je continue car l’envie de m’en sortir est trop forte.

 

Je regarde une dernière fois ce que je laisse derrière moi. Je pleure car c’est trop. Même encore maintenant je ne suis pas libre. Et soudain je glisse.

 

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