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Des yeux avides de lumière tu avais.

Par Venucia :: 22/08/2007 à 17:55 :: Général
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GLUCK



Tu ouvres les yeux. Tu bouges pour la première fois depuis l’événement. Je souris car tu me regardes avec les mêmes yeux que ce nouveau né.

 

Des yeux avides de lumière.

Des yeux avides de bonheur.

Des yeux avides de vivre.

 

Tu prends bientôt place sur la chaise à coté de ton lit. Tu ne dis pas un mot. Je me demande ce que tu fais. Tu es ailleurs. Mais tu me regardes. Je dirais même que tu me contemples, avec des yeux si frais que tu en sembles transformé.

 

Bouleversant.

 

Tu me dis que tu es heureux, tu me dis que tu veux te lever, tu me dis que tu veux courir, tu me parles tout d'un coup de littérature puis de ta voiture qui, selon toi, dort encore dans le garage chez mamie. Ta petite voiture.

 

Des yeux avides de lumière tu avais.

Des yeux avides de bonheur du avais.

Des yeux avides de vivres, tu avais.

 

Tu baisses les yeux. Et puis tu les fermes.

La porte claque. Comme dans un rêve où tu ne voudrais pas te réveiller. Tu baisses le son de ta voix. C’est toi, qui ne veux plus parler.

 

Des yeux avides de lumière tu avais.

Des yeux avides de bonheur tu avais.

Des yeux avides de vivre, tu avais.

 

Tu me prends lentement la main. Elle est fraîche. Elle me glace. Je sursaute et la retire instinctivement de ton emprise.

Des yeux avides de lumière tu avais des yeux avides de bonheur tu avais des yeux avides de vivres tu avais des yeux si beaux si jeunes si flamboyant de clarté que tout ce rouge qui emplit la pièce me paraît trop mensonger.

Il y a quelque chose de fabriqué, quelque chose d’inexacte, quelque chose d’infidèle à ce que je connais, ce que je possède en mon âme et en tous mes sens.

Il t’a dupé.

 

Des yeux avides de lumière tu avais.

Des yeux avides de bonheur tu avais.

Des yeux avides de vivre, tu avais.

 

Depuis le jour où…  je ne puis le nommer… je ne puis plus parler… je ne puis plus te dire combien je t’aime et combien tu me manques. Je ne puis plus te dire combien tu étais ma vie et combien mon espoir était en toi. Je ne puis plus te dire combien le vent soufflait si peu fort lorsque tu me prenais dans tes bras ni combien j’aimais toutes les bêtises que tu me racontais… cette naïveté que j’aimais tellement, et que j’allais jusqu’à adorer.

Tu ne sauras jamais plus que le rosier pique, que le rocher est pointu, que ta voiture a maintenant son garage, que le soleil fait fondre le chocolat, que la lavande en fleur sent si bon, que la rose emplit et embaume ton tombeau.

 

Des yeux avides de lumière.

Des yeux avides de bonheur.

Des yeux avides de vivre...

Commentaires

Le 22/08/2007 à 20:05, par bruno
tu sais quel metier j excerce, et je t avoue que jamais je n'ai trouvé plus belle harmonie plus bel unisson entre ton ecriture et ma sensibilité c'est tout simplement mervielleux et desarmant.
Le 11/03/2008 à 1:31, par le cercle des poêtes nevrosés
sacré bruno je crois que j'ai compris ton jeu,tu veux la serrer c'est ça non?j'espere au moins qu'elle est mignonne!si c'est le cas nous sommes prêts nous aussi à écrire des commentaires bidons comme tu le fais.je pense que tu dois pas niquer tous les jours pour pouvoir adhérer à ses poêmes d'ados attardés!bon courage quand même...

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