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Venucia
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Tous, toujours, un jour...Par Venucia :: 18/02/2007 à 11:48 :: Nouvelles
Ecrire… Ecrire, comme ça, pour rien. Ecrire, comme ça, enfin. Ecrire, face à une personne, absente. Ecrire, toujours écrire. Ecrire quand le monde s’éloigne. Les gens, les cris, l’autre monde. Ecrire, quand l’autre nous rejoins. Ecrire, juste un instant, parce qu’on est seul. Ecrire, juste pour sentir l’esprit s’évader, et ce monde, s’écarter, mais toujours, j’en m’en rapproche… Un tropisme surgit au fond de mon être, je ne comprends pas, je ne bougeais cependant pas. Il semblerais que tout soit toujours pareil et pourtant, l’héraclité nous rappelle l’inverse. On ne se baigne jamais dans la même rivière. Il semblerait que tout passe toujours. Un tropisme surgit dans l’ombre, et encore, me surprends… Seulement la lumière élança son regard au point précis où nous nous trouvions ce bref instant. Seulement j’observais autre chose, un autre monde, un univers plat. Tout s’effondre quand le jour se lève et rien n’apparaît clair de nouveau… Et soudain, le combat. Des lances et des épées, les chars et toutes ces armes. « Je suis le matricule x ». Je ne suis présent que pour mourir et on me tuera car telle est ma mission. La mort de masse. La mort amasse. Je cours. Un cratère, une bombe. Et je tombe. Le sang. Le sang toujours, qui remplit mes poumons et qui m’empêche, une foi encore, de respirer, de m’étouffer. Car, il semblerait que je sois là. Car, il semblerait que je bouge encore. Car, il semblerait que j’existe, que je vis… Ce fus toi. Les yeux refermés. La main tremblante. Le cœur battant. Ce fus toi, je te reconnu. Jamais tu ne t’étais assumé tel que ce que tu était, mais toujours, tu fus quelqu'un d’autre… C’est dans les bras d’un mystère que je suis devenus une énigme, un paradoxe. Et CTB le sait, il ne l’oublie pas, lui… J’ai planté l’épée dans le corps sans vie qui gisait près de la dune. Je voulais m’assurer qu’il était bien mort. J’ai planté mon regard sur la main qui saignait. Je voulais m’assurer qu’elle resterait inerte. Mais j’ai planté mes yeux au Ciel. Et il me broya, de sa force gigantesque et inexprimable au point que j’en mourus… On vit, on rêve, on écrit, on se bat, tous, toujours, un jour, mais aussi et tu le sauras, on meurt, tous, toujours, un jour… CommentairesAjouter un commentaire |
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