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Venucia

VenuciaMoi, les autres, nous... un peu tout quoi. Faites tourner ce site, si vous l’avez apprécié, merci. Pensez à me laisser un petit commentaires sur votre opinion, ça fait toujours plaisir ;)... D'autre part, veuillez m'excuser par avance, des éventuelles fautes d'orthographes que j'aurais involontairement publiées.

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Juste un moment, tu verras, pas comme les autres...

Par Venucia :: 04/03/2007 à 13:56 :: Nouvelles

 

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, après, on est habitué, et on ne sent plus rien. Les choses passeront sans que tu ne t’en rendes vraiment compte. Tu verras, tout ira bien.

                        J’ouvre les volets de ma chambre. J’ouvre les yeux. Je vois l’extérieur de mes pensées. Dehors, tout est gris. Mon monde est une bulle qui stagne au-dessus des volcans, ceux qui saignent, et ne s’en remettent jamais.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        J’ouvre les volets de ma chambre. J’ouvre les yeux. Je vois l’extérieur de leurs pensées. Dehors, tout est rose. Leur monde est une riche bulle qui virevolte au-dessus des fleurs des champs, du soleil et de la vie.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        Et pourtant, une fois passé j’y repense encore. Le temps maussade, La peur. J’ai mal. Ne m’obligés pas !

                          Mais je ne dirais rien. On se moquerait de moi. On croirait que je mens. Ce n’est pas juste mais je ne leur raconterais jamais, ce chaud puis ce froid, le rouge et toutes ces chaînes.

                        Je ne peux sortir, ils ont fermés ma porte à clef. Je ne peux m’enfuire. Ils m’ont séquestrée. Dehors, le temps sourit à mon cœur car il lui ressemble, terne, morne et larmoyant.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        Après on nous relâche, on nous remercie, on nous jète dans la rue comme si nous n’étions rien, comme si nous ne valions pas mieux que ce bitume qui ne tarde jamais à nous engloutir, une fois encore.

                        Je ne me défendrais jamais. Je ne me défendrais jamais. Je ne me défendrais jamais.

                        Je ne suis rien.

                        Je ne vaux rien.

                        Je ne suis rien.

                        RAISONNE !

                        Je ne vaux rien.

                        Je ne suis rien.

                        Je ne vaux rien.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        Attachée, ligotée, bâillonnée et muselée, je n’ose lever les yeux sur mes bourreaux et j’hurle, me tordant de douleur.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

                        J’ouvre les volets de ma chambre. J’ouvre les yeux. Je vois l’extérieur de mes pensée. Dehors tout est gris, mais dehors emplit ma chambre. Je n’en ais plus.

                        Ce n’est que quelques minutes plus tard que je comprends ce qu’il m’arrive, ce qu’il vient de survenir.

                        La rue se présente à ma vue. Les bras ouverts et la bouche sanglante, elle cherche à m’avaler.

                        Ils m’ont jeter sur ce bitume qui me faisait si peur, ce bitume qui ne tarde pas à m’avaler une fois encore, une fois de plus, une fois, peut être la dernière.

                        Tu verras, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, après, on est habitué, et on ne sent plus rien. Les choses passeront sans que tu ne t’en rendes vraiment compte. Tu verras, tout ira bien.

                        Mais cette fois, je ne me tairais pas…

Tous, toujours, un jour...

Par Venucia :: 18/02/2007 à 11:48 :: Nouvelles


Ecrire…

Ecrire, comme ça, pour rien. Ecrire, comme ça, enfin. Ecrire, face à une personne, absente. Ecrire, toujours écrire. Ecrire quand le monde s’éloigne. Les gens, les cris, l’autre monde. Ecrire, quand l’autre nous rejoins. Ecrire, juste un instant, parce qu’on est seul. Ecrire, juste pour sentir l’esprit s’évader, et ce monde, s’écarter, mais toujours, j’en m’en rapproche…

Un tropisme surgit au fond de mon être, je ne comprends pas, je ne bougeais cependant pas. Il semblerais que tout soit toujours pareil et pourtant, l’héraclité nous rappelle l’inverse. On ne se baigne jamais dans la même rivière. Il semblerait que tout passe toujours. Un tropisme surgit dans l’ombre, et encore, me surprends…

Seulement la lumière élança son regard au point précis où nous nous trouvions ce bref instant. Seulement j’observais autre chose, un autre monde, un univers plat. Tout s’effondre quand le jour se lève et rien n’apparaît clair de nouveau…

Et soudain, le combat. Des lances et des épées, les chars et toutes ces armes. « Je suis le matricule x  ». Je ne suis présent que pour mourir et on me tuera car telle est ma mission. La mort de masse. La mort amasse. Je cours. Un cratère, une bombe. Et je tombe. Le sang. Le sang toujours, qui remplit mes poumons et qui m’empêche, une foi encore, de respirer, de m’étouffer. Car, il semblerait que je sois là. Car, il semblerait que je bouge encore. Car, il semblerait que j’existe, que je vis…

Ce fus toi. Les yeux refermés. La main tremblante. Le cœur battant. Ce fus toi, je te reconnu. Jamais tu ne t’étais assumé tel que ce que tu était, mais toujours, tu fus quelqu'un d’autre…

C’est dans les bras d’un mystère que je suis devenus une énigme, un paradoxe. Et CTB le sait, il ne l’oublie pas, lui…

J’ai planté l’épée dans le corps sans vie qui gisait près de la dune. Je voulais m’assurer qu’il était bien mort. J’ai planté mon regard sur la main qui saignait. Je voulais m’assurer qu’elle resterait inerte. Mais j’ai planté mes yeux au Ciel. Et il me broya, de sa force gigantesque et inexprimable au point que j’en mourus…

On vit, on rêve, on écrit, on se bat, tous, toujours, un jour, mais aussi et tu le sauras, on meurt, tous, toujours, un jour…




Et l'aube s'approchait déjà...

Par Venucia :: 30/12/2006 à 11:08 :: Nouvelles

   

 

Et l’aube s’approchait déjà. Et la lumière dominait déjà la cime des arbres, tout en haut de la colline. Et le jour se dessinait doucement à l’arrière de tes yeux. Et tu voyais la fin. Et le sentier de terre t’ayant mené jusqu’au point précis que tu côtoyais s’affirmait pas après pas. Et chaque mouvement effectué te délivrait toujours plus. Et la torpeur angoissante ressenti chaque moment s’évanouissait. Et ton cœur battait. Et il s’approcha. Et tu te connaissais. Et tu te savais autrement. Et les portes qui se fermaient chaque instant devant des yeux semblaient disparaîtrent, partout. Et le fantôme de ses yeux s’approchait déjà. Et son allure apaisante dominait le souffle de ton regard, tout en  haut de la colline. Et elle se nommait peur. Et il avançait. Et jamais, tu le savais, il ne se retournerait. Et jamais l’arrière ne l’engloutirait. Et tu t’éloigna. Et ton regard s’éclaircissait. Et le monde s’effondrait. Et il s’égarait au loin, derrière le rocher blanc. Et la falaise qui te souriait s’ouvrait. Et il te pris la main. Et en un point précis, il te ressemblait. Et tu le savait. Et l’aube se rapprochait déjà. Et la lumière dominait. Et la falaises s’effondrait. Et l’eau s’engloutissait. Et elle s’arrêta, nette. Et la pluie tomba. Et elle vous transportèrent. Et vous comprirent. Et vous virent cette île. Et vous apprendrez. Et vous confirmerez. Et la toile des êtres de la même envie souriait. Et ils étaient tous différents. Et ils étaient pareil. Et cette femme avec cette femme. Et cet homme avec cet homme. Et comme vous, à présent, ils étaient libres. Et l’eau se densifiait. Et elle vous recouvrait. Et vous quittiez. Et vous ne regretterez jamais. Et vous sourirez. Et l’aube s’approchait déjà. Et la lumière dominait…

Lettre, elle me répondra, je l'espère...

Par Venucia :: 11/09/2006 à 19:59 :: Nouvelles

C’est très bien. mais que vais-je lui dire ? Je ne pensais pas un mot de ce que j’ai pu lui raconter durant notre conversation ‘hier soir. Je passe mon temps à rêver de lui, à penser à lui, à ne me concentrer que sur lui. Je ne voulais pas le lui dire. Tu comprends ?

Je t’avouerais que j’ai un peu peur à présent. Peur qu’il découvre la vérité, peur de lui.

J’ai beau questionner les gens, le monde entier et même le Ciel, je ne trouve aucune réponse. Crois-tu qu’il est trop tard ? Crois-tu que je l’ais perdu à présent? Crois-tu que tout est fini pour toujours… ?

HURLE ! Je me battrais ! HURLE ! Je resterais ! HURLE ! Jamais, je ne le perdrais !

Sans lui plus rien n’a de sens. Sans lui, plus rien n’a lieu d’être. Sans lui, je me meurs.

J’HURLE ! Car il me le faut ! J’HURLE ! Car il s’éloigne ! J’HURLE ! Car je l’AIME ! J’HURLE !!!

Je m’efforce de me calmer, je reprends mes esprits et tente de rassembler le peux de pouvoir qu’il me reste pour le retenir. Il se trouve debout, planté là , tout à coté de moi, et il me regarde.

Et dans ma tête, je l’embrasse, pour mon corps, je l’enlace, et nous nous élevons, ensemble vers ce chemin infini que ses yeux me proposent : l’amour. Maintenant je le sais et j’en suis sur, certaine. Il m’aime.

De là-haut...

Par Venucia :: 06/09/2006 à 21:14 :: Nouvelles

Oui, c’est ce que je pensais aussi.

Rouge tel ton cœur, puisque je le voie. J’ose regarder, tu sais de là-haut, je discerne tout pleins de choses.

Oui, c’est ce que je pensais aussi.

J’estime que trop travailler n’est pas rentable. Je suis fainéante, oh mais ce n’est pas grave puisque je sais tout.

Oui, c’est ce que je pensais aussi.

Je te ne crois pas. j’ouvre souvent la fenêtre et jamais je ne distingue de telles formes !

Oui, c’est ce que je pensais aussi.

La lune se cache derrière les nuages, et au travers de toute cette brume, je ne perçois plus rien.

Oui, c’est ce que je pensais aussi.

Juste une ombre au loin, qui bouge difficilement, où bien est-ce mon champs de vision qui se réduit ?

Oui c’est ce que je pensais aussi.

De là-haut, je me penche. Je ne vois plus rien. Tout s’efface. De là-haut, je me penche à nouveau, et je me penche tellement, que je tombe.

Oui c’est ce que je pensais aussi.

Plus de nuage. Plus de lune. Plus d’en haut. Plus rien.

Oui, c’est ce que je pensais aussi…

On me disait qu'un jour... (cohérence?...)

Par Venucia :: 04/09/2006 à 0:39 :: Nouvelles


On me disait qu’un jour, le plus beau sera passer. Et qu’alors, plus rien n’aura d’importance.

Imaginez un monde empli d’absence d’espoir. Imaginez un monde vide de plénitude. Imaginez un monde où les bougies s’éteindraient complètement  suivies des lumières autres.

On me disait qu’un jour, aucun aurevoir ne monterait plus vers le Ciel. Et qu’alors, plus aucune mort ne reposerait en paix.

Imaginez un monde empli d’absence de mort, de vie. Imaginez une divinité hors paire. Imaginez une proie ne vivant que pour l’argent et le confort. Imaginez une fleur blanche, prose de la vie, socle de l’éternel, qui luirait à la lueur du feu et qui flamberait, tuant ainsi, et à sa seule envie, le mythe de l’infini. Mais c’était la fin qui aurait clos l’histoire et le passé qui jouait avec l’avenir de la chance, du vent, du hasard, et de la mort.

Je bois une gorgée et me perds à nouveau dans un rêve infini où il semble ne pas y avoir de fin. Enfouir son esprit toujours plus loin dans ses pensées et rester afin de voir, une fois de plus, l’éclat de la brillance, l’ombre du chagrin, et l’envole de son âme.

Il reste encore une pause, un temps, une seconde d’absence, où seule un son parvient à entreprendre le geste d’une trêve, la tendresse d’une aube, l’amour encore plus puissant que toi , qu’un sourire…




***Un simplerêve***

Par Venucia :: 27/08/2006 à 16:01 :: Nouvelles

Et j’ai commencé à écrire. Ce fut tout d’abord un mélange sournois et incomplet dans ma tête. Jamais je n’avais appris à mettre en relation de telles pensées. Je t’avouerais que j’en étais que plus troublé.

« Ecris !  Me disait-il » Mais moi, je ne savais par où commencer. Aucun souvenir ne me revenait intacte, ils étaient tous comme cryptés, et malheureusement je n’avais pas le code pour les récupérer.

A partir de là, comme l’enquête était cruciale, et que j’étais la seule personne survivante à l’accident, j’eu droit à une attention toute particulière. Tout le monde me bichonnait, me chouchoutait, et je ne m’en plaignait pas.

Ce fut une semaine plus tard environ, que pendant la nuit, je fis un rêve surprenant. Je m’en souviendrait toute ma vie.

Ma voix s’éleva, forte et impressionnante, dans le noir que seule la Lune troublait.

Je récite.

« Une immense pleine glacée.

Besoin d’eau.

Je creuse.

Je casse la glace avec la seule aide de ma seule force.

J’ai les mains gelées.

Je n’en peux plus.

J’ai froid.

Il pleut.

Je sens même quelques grêlons sur ma peau.

En réalité ils s’abattent partout et en nombre incroyable à perte de vue.

Ils ne me gênent pas.

Je ne ressens que d’infimes picotements sur mon corps. »

Je hausse le ton de la voie au fur et à mesure.

Et c’est comme si le temps s’accélère.

« Elle est à coté de moi.

Elle tremble.

Je la vois qui saigne.

Je la vois trouble.

Je ne vois plus rien.

Le vent se lève.

Elle s’efface de ma vue. » 

A présent j’ai réveillé tout le monde. Je me lève sans m’en rendre compte, et je me mets à faire les cents pas dans toute la pièce, dans tout l’immeuble et dans tout l’espace qui m’est permis. Mon rêve, je le vis, et il est impossible de me ramener à la réalité.

« Une énorme rafale me projeta en l’air et je ne fus plus, l’espace d’un instant, qu’une plume paralysée éjecté du sol à une vitesse exorbitante.

Je survole la pleine. Tout tremble. Tout bouge. Je ne contrôle rien. Sont-ce mes yeux ou bien les montagnes de glaces qui bougent et qui s’écroulent ? je ne puis rien distinguer d’autre, mis apart cette femme en rouge, au loin, abrité sous un  rocher qui menace de d’être détruit à tout moment et d’un seul bloc, sur elle.

Un puissant choc retenti en tout mon corps et je m’écrase sur le sol. Je ne peux toujours pas bouger. Cette impuissance m’accable.. Je suis posé là, telle une feuille morte tombées seule au hasard d’une bourrasque.

Et le rocher s’effondre. J’entends un cris perçant qui me déchire les tympans et le cœur. Je hurle de terreur. Je suis faible, Je ne suis rien et tout continu, Mais tout ne fait que commencer.

Du blanc s’abat sur moi et je ne vois à présent plus rien. Je ne distingue que faiblement un pic rocheux dressé au dessus de moi, en face de mes yeux qui semble se décaler peu à peu et se détacher de la falaise.

En serais-je déjà au pied ? »

Je n’ais jamais compris d’où venait ce rêve, et jamais retrouvé aucune trace de cette accident pour lequel on m’avait appelé, et pourtant, il me semble que ce rêve ai une relation avec lui.

Une femme vêtue de rouge fut retrouvée trois ans plus tard, à l’endroit même où un rocher c’était effondré trois ans, auparavant.

J’ai parcouru toutes les terres du mondes afin de retrouver la falaise de mon rêve. Il m’arrive fréquemment de penser qu’ un jour, et pour la seconde fois, je la survolerais.


 

Seulement parfois...

Par Venucia :: 25/08/2006 à 22:19 :: Nouvelles

                        Parfois je change d’avis, comme ça, pour rien. Et dans de tels moments, je suis comme dépourvue de toute objectivité. Un instant d’équilibre, dans le vide, sous un ciel trop bleu pour qu’on le remarque.

Tout se mélange. Une impression étrange et insolite accroît sans pour autant m’inquiéter.

                        J’ouvre les yeux et remarque une chose étrange : je ne me trouve plus dans mon élément. J’ai été comme transporté, mais  tumultueusement à en juger aux vêtements que je porte. Gauche et droite se confondent et lorsque je me décide à avancer une force inexplicable me retient, comme si je devais rester là, sans bouger, comme si on me gardait, comme si, je ne me contrôlais pas.

Une goutte d’eau s’effondre sur ma joue à l’instant même où une larme s’échappe de mon corps. Une larme, une larme rouge, flamboyante, une larme de sang.

J’estime qu’il est temps que je me ressaisisse et m’abstiens de me plaindre afin de ne pas rendre les choses plus contraignantes qu’au moment présent. Il se trouve qu’au loin j’aperçois une chute d’eau, et je compte bien m’en approcher. La force qui me retenait semble avoir disparut et je commence à marcher vers l’inconnu.

Je suis dans un univers étrange et hostile à ma présence, d’autant plus que des cris anormaux raisonnent dans mes tympans. Je sursaute.     

                        Parfois je change d’avis, comme ça, pour rien. Et dans de tels moments, je suis comme dépourvue de toute objectivité. Un instant d’équilibre, dans le vide, sous un ciel trop bleu pour qu’on le remarque.

Tout se mélange. Une impression étrange et insolite accroît et cette fois, je commence à m’inquiéter. L’atmosphère m’enveloppe dans un drap de soie, une couverture mielleusement surnaturelle et alarmante.

                        J’ai très chaud. Terriblement chaud. Plus je me rapproche du point d’eau, plus j’ai chaud, plus je suffoque, plus je saigne.

Elle est là, tout près, devant mes yeux, à la porte de mon âme.

Tout se mélange, tout s’emballe, tout m’angoisse et pourtant, je reste là, présente dans mon équilibre. Une assurance inattendue s’installe en mon être et je saute sur les pierres parsemées ici et là, dans le ruisseau. Je ne sais pas pourquoi, mais cela me fait du bien.

                        Parfois je change d’avis, comme ça, pour rien. Et dans de tels moments, je suis comme dépourvue de toute objectivité. Un instant d’équilibre, dans le vide, sous un ciel trop bleu pour qu’on le remarque.

Tout se mélange. Une impression étrange et insolite accroît en mon corps. Et quand je la regarde, c’est encore pire que si je le savais.

Cette chose me hante, je la chasse, elle réapparaît, j’ai peur, tout s’accélère, je saigne je souffre, j’ai chaud, je m’effondrerais presque mais je résiste quand même et coûte que coûte, rien que pour elle…

 

 

Elle a sourit pour la première fois...

Par Venucia :: 23/08/2006 à 14:10 :: Nouvelles

Elle a sourit pour la première fois le jour de ses trente ans. Depuis, plus rien. Comme un voile sur son visage, une pause sans lueur.

Et le tableau sans peintre continuait à être peint. Chaque matin, on découvrait une nouvelle touche de couleur. On le croyait vivant. On le croyait hanté. On ne le croyait plus.

       Elle a sourit pour la première fois le jour de ses trente ans. Depuis, c’est son cœur qui changeait. Comme si le monde ne tournait qu’autour d’un vide épuisé, comme si son ombre ne saignait plus.

Et le tableau sans peintre continuait à être peint. On se demandait d’où il prenait le large. On se demandait d’où il venait. On s’en demandait trop.

        Elle a sourit pour la première fois le jour de ses trente ans. Depuis, une étincelle se ravivait. Comme un soleil qui naîtrait, une fleur de plus, l’aurore d’un matin, l’aube d’un soir.

Et le tableau sans peintre continuait à être peint. On le voyait grandir. On le voyait sourire. On ne le voyait plus.

 

       Elle a sourit pour la première fois le jour de ses trente ans.

Et elle est morte, ce jour de ses trente ans. Comme si le fait de mourir la rendait joyeuse. Elle a sourit aux Cieux, s’en est approchée et s’y mêla, à la fois gaie et pleine d’incertitude. Mais elle souriait, et seul cet acte comptait.

Et le tableau sans peintre continuait à être peint. On disait qu’il était ténèbres. On disait qu’elle en était maître. On ne disait plus rien…

L'eau... de là!...

Par Venucia :: 14/08/2006 à 22:06 :: Nouvelles




« LOL !!! mais non voyons je ne souris pas… heu et bien il se trouve qu’en faite et bien … non mais enfin je te dis que … reste assis ! une idée ? moi ? pour la photo ? non !!! mais encore ? que cherches-Tu ? tu es confus toi ce soir !!! oh tien regardes par la fenêtre ! ? mais qu’est ce que c’est ? chuuut !!! roalala ! c’est pas possible tu ne sais donc pas rester calme l’histoire d’un instant toi ! chuuut je te dis ! j'ai vu une ombre et écoute… tu n’entends donc vraiment rien ? attends, c’est une plaisanterie ? personnellement je n’apprécie pas tellement ce genre de blague…

oh non ! mon Dieu… !… … …

Qu’est ce que l’on est censé faire dans ces moments là ? regarde… comme c’est beau… comme c’est angoissant… regarde… ne souris pas… regarde… comme j’ai peur… il me tend la main, je dois la saisir ? non attend, pas tout de suite ! non ! attendez s’il vous plait… ah, bon et bien oui tenez, prenez ma main… aïe ! ne serrez pas si fort j’ai mal !… regarde je monte…

Eh ! regarde ! je monte je te dis… ... … quoi ? fini ? pour toujours ? à jamais ? non ce n’est pas possible pas moi pas maintenant pas tout de suite non je… je ne peux pas…je… se résigner… non je ne…

Bon et bien, heu… au revoir… ou plutôt… adieu… »


L'ange...

Par Venucia :: 05/05/2006 à 11:59 :: Nouvelles


La pluie s’était arrêtée et ton cœur s’affublait lui même des atroces pensées que tu t’étais accaparées. «La fleur de la lune te gardera une place ; Peur pour quinze heures ; Gloire pour minuit. » t’avais affirmée la prêtresse.

De toutes les façons, tu ne compris jamais les confusions, mis apart celles que tu t’imposais, les soirs de doute.  Quinze heures sonnait au fond de l’esprit qui te guidait à chaque instant de ta pauvre vie. La pitié que tu ne connais pas se charge de rappeler à tes jours, qu’ils sont comptés et que rien au monde ne saurait, pour toi, dérégler l’horloge qui les mis en actions. Involontairement tu songes à la fable que tu écris. Tu la complètes toujours à quinze heures, lorsque ton cœur s’acharne à s’affubler des atroces pensées que tu t’étais accaparées. «Ouvre le soleil de tes yeux et la pluie tombera dans le récipient de ta voix rocailleuse » t’avait affirmée la prêtresse.

Cela ne t’avançait à rien puisque de tout ce que tu vivais, et ignorais, rien chez toi ne se trouvait être rocailleux. Tout de même ! Elle en a du culot ! Il ne faut surtout pas se gêner ! Toi ? Une voix rocailleuse ? Non mais dis ! Tu marches à vive allure, et les passants ne soulèvent aucunement le regard sur ton passage. Tu crierais ou t’assiérais au milieu de la chausser, que personne ne rendrait compte de ta présence. Tu ne comprends pas. «Qui se surveille trop ne se voit plus » t’avait affirmée la prêtresse.

Celle-ci commence fortement à t’agacer. Pourrait-t-elle seulement te dire qui se surveille quand tu vas la voir ? Et pourquoi lui rends-tu visite ? Quinze heures sonnait comme un ciel qui s’effondre sur mon cœur, lui même s’affublant des atroces pensées que tu t’étais accaparées. Et en fin de compte, personne ne te surveille puisque personne ne te remarque. Personne. Personne. Ce mot raisonne en ton âme. Personne. Oui, mais personne sauf toi. Je me surveille, alors je me regarde. Tu te regardes mais ne te vois pas. T’ignores-tu toi même ? Ta main te traverse. Minuit sonne au loin, dans le chant du rossignole. Chez toi, il ne chante qu’à minuit. Tu ne te vois pas mais tu fixes la route et le paysage défilant devant tes yeux. Emerveille l’amour qui empli ton cœur d’un blanc intense. Le banc s’ouvre. Ce blanc t’ébloui. Tu ne sais plus ton chemin. Le blanc t’emporte. C’est alors que tu te sembles noir. Noir, dans le blanc si noir qui se reflète sur ton corps, sauf, dans tes yeux. Et l’ange qui te surveille de là-haut depuis ta mort sourit, comme l’ange qui le surveillait lorsqu’il apprit que lui aussi, était mort.


Ils étaient trois avec l'amour...

Par Venucia :: 08/04/2006 à 21:19 :: Nouvelles

        

 

Mais la pièce était sombre. Chaque lampe éteinte. Seule, comme perdue dans l’ombre, se fondant dans le noir, une bougie, veille.

Une chaise. Une femme. Un esprit réfléchissant à milles et une choses. Assis, seul.

Attendre.

Soudain un cris. Un cris, étouffé. Un cris étouffé, mais puissant. Un cris, étouffé, mais puissant, terrifiant.

Attendre.

Une porte. Une porte vitrée. Un homme. Un homme fort. Un être se tenant debout là, sans faire aucun mouvement.

Attendre.

Il reste. Il reste statique.

Attendre.

Du blanc. Du blanc, de la clarté. Du blanc, de la clarté, de la lumière.

Mais tout n’était que sentiments.

Une existence. Une existence, une vie. Une existence, une vie, un regret.

Une Lune. Une seule.

Attendre.

Il ouvre.

Elle tremble.

Il entre.

Elle tremble.

Il marche.

Elle tremble – les yeux fixés, sourds, soupçonneux-

Il se rapproche.

Elle tremble – elle sait-

Deux courbes.

Deux cœurs battent.

Deux corps tremblent.

Des milliards de pensées.

Des milliards d’angoisses. Toutes imperceptibles à leurs yeux.

Une main. Une main, chaude. Une main, chaude, rassurante.

Des yeux vides. Des yeux vides dans le plein des regards de la vague. L’autre non.

Fixe.

Faible.

Fort.

Tremble.

S’agenouille.

Ne voit rien d’autre.

Du rouge. Du rouge, vif. Du rouge, vif, étincelant.

Se lever.

Marcher.

Ouvrire.

Partir.

Loin. Loin, perdu. Loin, perdu, égaré. Loin, perdu, égaré, mort.

Mais ils étaient vivant.

Dans leur cœur. Dans leur cœur, le principal.

Le monde. Le monde de nos jours.

L’amour…